Ce sondage montre que si les jeunes Français manifestent de la curiosité et de l’enthousiasme à l’idée de bouger en Europe, le voyage pour étudier ou acquérir une expérience professionnelle n’est pas le premier motif de mobilité, même s’il est loin d’être négligé et constitue pour certaines cibles (en particulier les plus favorisés et les plus diplômés) une opportunité réelle. On apprend ainsi que seuls 7 % des jeunes interrogés sont réellement partis travailler ou étudier en Europe. Et pourtant, 86 % d’entre eux déclarent vouloir "faire un long voyage en Europe", et 69 % partir voyager ou étudier.
En 20 ans le contexte de la mobilité étudiante a évolué. Perçue d’abord comme un vecteur des relations culturelles entre pays, la mobilité des étudiants est vécue maintenant comme un levier de développement économique par les gouvernements et un avantage concurrentiel par les établissements. L’INRP propose un dossier pour faire le point de la mobilité étudiante, ce qu’elle représente pour les pays et comment elle peut impacter le parcours des étudiants.
« En 2006, 12 millions de jeunes entre 15 et 29 ans vivent en France métropolitaine. Leur répartition sur le territoire n’est pas homogène et évolue avec l’âge, en fonction du cycle de vie. Pendant les « années lycée », les adolescents entre 15 et 17 ans vivent le plus souvent chez leurs parents. Leur répartition géographique est identique à celle de l’ensemble de la population. La moitié des lycéens en zone rurale parcourent plus de 18 kilomètres pour se rendre dans leur établissement scolaire. Entre 18 et 24 ans, les jeunes en études supérieures ou en début de vie active se concentrent dans les grandes villes. Trente d’entre elles regroupent les trois quarts des étudiants de métropole. À partir de 25 ans, la plupart des jeunes ont terminé leurs études. Ces jeunes adultes entrent dans la vie active et se rapprochent alors des principaux pôles d’activité économique. » Extrait du site l’INSEE.
« Après Arte, c’est la chaîne de télévision Public Sénat qui a consacré jeudi 26 novembre (première diffusion) un programme sur le Service Volontaire Européen. L’équipe de l’émission "Europe Hebdo" a rencontré Magali, jeune volontaire française envoyée par l’association Senois (Calvados - Basse-Normandie) et accueillie au sein de l’association Civitas à Lisbonne, capitale portugaise. Dans le cadre de ses missions, Magali organise notamment des activités pour faciliter l’apprentissage de la lecture des enfants de communautés issues de l’immigration. Le reportage a été suivi par un débat entre un journaliste et une jeune députée européenne allemande, qui a expliqué tous les enjeux de l’action 2 du Programme Européen Jeunesse en Action (budget, reconnaissance, philosophie…).
Cette émission préparée avec le concours de l’Afpeja est disponible en ligne sur le site internet de la chaîne Public Sénat. »
Sources : Euroflash
L’émission Zoom Europa enquête sur la mobilité des jeunes en Europe.
Vingt ans après le lancement d’Erasmus, la mobilité des étudiants en Europe reste un luxe réservé à une minorité. Pourquoi ? C’est l’occasion de présenter d’autres dispositifs européens, comme le service volontaire européen.
La Commission européenne a publié un livre vert intitulé « Promouvoir la mobilité des jeunes à des fins d’apprentissage » dans le but d’engager un débat sur la meilleure façon d’accroître les possibilités qu’ont les jeunes Européens de développer leurs connaissances et leurs compétences à l’étranger. Séjourner dans un autre pays pour y étudier, apprendre, travailler ou faire du volontariat est pour les jeunes l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer leur capacité d’insertion professionnelle et leur épanouissement personnel. La publication de ce livre vert donne le coup d’envoi d’une consultation publique qui durera jusqu’au 15 décembre 2009 et à laquelle toutes les personnes intéressées peuvent participer en complétant un questionnaire en ligne ou en envoyant une contribution écrite.
La France accueille aujourd’hui plus de 260 000 étudiants étrangers, mais où se rendent-ils précisément sur notre territoire ? Cette étude permet d’avoir accès à la distribution territoriale des étudiants étrangers et à son évolution par nationalités d’origine. Cela peut permettre tout à la fois d’établir quelques constats éclairants et d’alimenter l’analyse des décideurs quant aux phénomènes enregistrés à travers ces chiffres, même s’ils ne concernent ici que les universités.
Cette étude montre que la durée de l’enseignement obligatoire impacte sur la mobilité professionnelle. Basée sur des données norvégiennes, l’analyse permet de distinguer certaines différences entre les systèmes éducatifs des États —Unis et de l’Europe d’une part, et ceux de l’Europe du nord et de l’Europe du sud d’autre part, différences susceptibles d’expliquer une plus ou moins grande mobilité professionnelle.
Les questions de mobilité des étudiants, qu’elle soit régionale, nationale ou internationale, apparaissent de plus en plus centrales pour les acteurs de l’enseignement supérieur et de la relation formation-emploi. Cette étude décrypte les différents paramètres de la mobilité des étudiants pour mieux les appréhender.
Le livre vert à l’examen s’intéresse à une difficulté importante à laquelle les systèmes éducatifs sont aujourd’hui confrontés, à savoir la présence dans les écoles d’un nombre important d’enfants issus de l’immigration, qui se trouvent dans un environnement socio-économique défavorable. N’étant pas nouveau, ce problème s’est intensifié et propagé ces dernières années.
Lire les recommandations du Comité économique et social européen
L’analyse du Conseil d’analyse stratégique tend à montrer que seuls les États de l’EU semblent disposer des ressources politiques, financières et administratives nécessaires pour développer un soutien à la mobilité européenne des jeunes. Il souligne qu’au-delà du cadre semestriel de la Présidence européenne, “les autorités françaises pourraient se saisir de l’ensemble des outils à leur disposition pour inscrire durablement leur stratégie au niveau national”.
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